Aux portes de Paris, Antony s’impose comme l’un des marchés les plus dynamiques du sud des Hauts-de-Seine. Avec un prix moyen autour de 5 100 à 5 500 €/m² tous biens confondus au début de l’année 2026, la ville reste nettement plus abordable que Paris tout en offrant un cadre de vie très recherché. Après deux années de baisse marquée, les professionnels constatent désormais une stabilisation des prix et même un début de reprise dans certains quartiers.
Des prix encore compétitifs à l’échelle francilienne
En 2026, les principales sources d’estimation situent le prix moyen des appartements entre 4 900 et 5 200 €/m², avec une fourchette qui va d’environ 3 200 €/m² pour les biens à rafraîchir dans les secteurs les moins chers jusqu’à plus de 7 000 €/m² pour les mieux placés. Pour les maisons, le niveau se situe plutôt entre 6 400 et 6 800 €/m² en moyenne, avec des pointes bien au-delà pour les grandes propriétés dans les quartiers les plus prisés.
Avec un prix moyen autour de 5 500 €/m², encore très en deçà des 9 500 €/m² observés à Paris, Antony conserve une image de “bon compromis” entre budget, surface et qualité de vie. Cette accessibilité relative, combinée à une desserte de qualité (RER B, A86, A10, Orly à proximité), continue d’attirer de nombreux acheteurs, notamment des familles en recherche d’espace et de verdure.
Après deux ans de baisse, un marché qui se rééquilibre
Selon l’Observatoire PAP, les prix à Antony ont reculé d’environ 7% sur un an durant la phase de correction, avant de se stabiliser en 2025. Cette baisse a permis de purger les excès de la période de taux très bas et de redonner du pouvoir de négociation aux acheteurs. Aujourd’hui, la plupart des indicateurs montrent que la phase de baisse est derrière nous et que le marché est entré dans un nouveau cycle plus équilibré.
Les agents constatent un schéma très net : lorsqu’un bien est correctement positionné en prix dès sa mise en vente, les visites s’enchaînent rapidement et une offre sérieuse peut arriver en quelques semaines. À l’inverse, un logement surévalué peut rester de longs mois sur le marché, avant de se vendre après plusieurs baisses successives. Dans de nombreux cas, les vendeurs qui acceptent la réalité du marché dès le départ signent finalement dans de meilleures conditions que ceux qui “testent” un prix trop élevé.
Après deux ans de baisse, un marché qui se rééquilibre
Le marché d’Antony est très segmenté selon les quartiers, avec des écarts de prix parfois importants d’un secteur à l’autre.
Parmi les secteurs les plus recherchés, on retrouve :
- Le centre-ville et les abords de la gare RER B : environnement vivant, commerces, services et accès rapide à Paris. Les prix y sont dans le haut de la fourchette, notamment pour les appartements familiaux récents ou bien entretenus.
- La Croix-de-Berny : très demandée grâce à la gare RER, à la proximité du parc de Sceaux et des axes routiers. Les programmes récents et les immeubles bien tenus y attirent de nombreux cadres.
- Les secteurs proches de la Coulée Verte : très appréciés pour leur cadre verdoyant et leur calme, ils concentrent une clientèle familiale prête à payer plus cher pour la qualité de vie.
À côté de ces quartiers “premium”, certains secteurs périphériques offrent encore des opportunités à des prix un peu plus bas, avec un potentiel de revalorisation à moyen terme :
- Les Baconnets, Pajeaud ou Rabats / Châtenay bénéficient de projets de réhabilitation urbaine et d’améliorations du cadre de vie, ce qui pourrait soutenir une hausse graduelle des prix dans les prochaines années.
- Les zones un peu plus éloignées des gares mais bien desservies par les bus constituent une porte d’entrée intéressante pour les primo-accédants.
Qui achète à Antony ?
Avec une population de plus de 60 000 habitants et un revenu annuel médian autour de 32 000 €, Antony attire une clientèle diversifiée mais globalement solvable. On y retrouve principalement :
- des familles quittant Paris intra-muros pour gagner en surface et en confort tout en restant proches de la capitale ;
- des jeunes cadres ou couples d’actifs travaillant sur le plateau de Saclay, à Paris ou à Orly et recherchant une ville bien desservie ;
- des investisseurs ciblant les petites surfaces ou les logements proches des transports, portés par une demande locative régulière (étudiants, jeunes actifs, familles).
La forte proportion de maisons individuelles par rapport à d’autres communes limitrophes et la présence de nombreux équipements (écoles, équipements sportifs, espaces verts) renforcent cette attractivité familiale.
Perspectives 2026–2027 : vers un nouveau cycle
Les acteurs du marché s’accordent sur un scénario plutôt optimiste pour Antony : la phase de baisse semble achevée et une légère reprise des prix est attendue, de l’ordre de 2 à 3% par an dans les quartiers les plus dynamiques. Les observateurs mettent en avant plusieurs facteurs : stabilisation ou légère détente des taux de crédit, attractivité renforcée du sud parisien, projets urbains en cours et rareté de l’offre de qualité.
Pour les vendeurs, la clé reste une estimation rigoureuse basée sur les ventes réellement signées, et non sur les souvenirs de 2021–2022. Un bien au bon prix, bien présenté, a toutes les chances de se vendre dans de bonnes conditions et des délais raisonnables. Pour les acheteurs, ce contexte de marché plus sain offre davantage de visibilité et permet de se positionner plus sereinement, tout en profitant encore de niveaux de prix attractifs au regard de la proximité de Paris.
Antony apparaît ainsi, en 2026, comme une ville à la fois sûre et porteuse de potentiel, pour un projet de résidence principale comme pour un investissement locatif.

